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Notre collègue François Ost fait paraître un nouveau livre  : « De quoi Covid est-il le nom? » aux éditions de l’Académie royale de Belgique. Vous pouvez découvrir cet ouvrage sur le site de l’éditeur.

De quoi le Covid est-il le nom ? Une révolution ou un révélateur ? Une pandémie ou une syndémie ? L’occasion, en tout cas, de poser quelques questions radicales.  Pourquoi faut-il discuter collectivement du bien-fondé des mesures ? La santé est-elle une valeur, ou un bien ? Quel type de vie voulons-nous défendre ? Et pourquoi faire de la mort, un tabou ? « Quoi qu’il en coûte », certes ; mais après ? Nécessité, exception, urgence : quel cadre juridique pour les crises ? Droit : quelles mesures de solidarité, quelles atteintes aux libertés ? Les vaccins, des biens publics mondiaux  Finalement, ce Covid : le dernier acte d’une société à bout de souffle, ou l’occasion d’un second souffle ? À nous d’écrire le récit dont le Covid est le nom.

Juriste et philosophe, François Ost est professeur émérite invité à l’Université Saint-Louis (Bruxelles) et professeur honoraire à l’Université de Genève. Ancien vice-recteur de l’Université Saint-Louis, il est membre de l’Académie royale de Belgique et président-fondateur de l’Académie européenne de théorie du droit. Il a publié une vingtaine d’ouvrages en théorie et philosophie du droit, dont la plupart font l’objet de traductions. François Ost est également président de la Fondation pour les générations futures et auteur de plusieurs pièces de théâtre.


Une réflexion sur la dualité du droit, témoin des évolutions de notre société profondément divisée

De la « loi climat » au CETA, du Luxleaks au procès des « zadistes », les pratiques juridiques empruntent aujourd’hui des formes nouvelles, qui reposent sur des conceptions diamétralement opposées du statut et du rôle du droit lui-même.

D’un côté, le droit est vu comme une externalité dont il convient de se rendre maître et qui n’échappe pas aux ressorts fondamentaux du registre marchand. Le lobbying législatif, le dumping régulatoire, la mise en vente de normes techniques, la menace d’un recours aux tribunaux d’investissement constituent autant d’illustrations de cette approche marchande, qui s’infiltre jusque dans l’ethos de ses premiers acteurs : juges et avocats voient aujourd’hui leurs métiers transformés par des considérations managériales prônant l’efficience et la performance.

D’un autre côté, des pratiques émergent qui prétendent rendre le droit au « collectif ». Associations et militants se saisissent du registre juridique en vue d’influencer l’état du droit positif tantôt de l’intérieur, tantôt de l’extérieur du système. Loin d’être une marchandise tangible et appropriable, le droit est un « commun », un terrain de l’action politique, une réserve de sens diffuse dont les règles, toujours changeantes, de l’ordre établi n’épuiseront jamais la richesse et les potentialités.

L’ambition de cet ouvrage est de saisir ce double mouvement du droit d’aujourd’hui, et plus encore de demain.

Vous pouvez découvrir cet ouvrage sur le site de l’éditeur.


Notre collègue Sophie Klimis fait paraître un nouveau livre  : « Le penser en travail. Castoriadis et le labyrinthe de la création humaine. Polis. De la société capitaliste à la cité des Athéniens » aux Presses universitaires de Paris Nanterre. Il s’agit du premier volume d’une série de trois livres (polis, psychè et logos) qui rassemblent les recherches qu’elle a consacrées à la pensée de Castoriadis depuis une quinzaine d’années. Vous trouverez toutes les infos de ce livre ici, ainsi que sur le site de l’éditeur.

Rappelons qu’avec L. Van Eynde, S. Klimis avait fondé en 2004 à l’USL-B le Groupe de Recherche Castoriadis et lancé les Journées Castoriadis (2004-2012), dont les actes ont chaque année été publiés dans les Cahiers Castoriadis (7 vol. parus, désormais en open access ici). Les Journées et les Cahiers ont joué un rôle pionnier dans l’introduction de l’étude de la pensée de Castoriadis au sein du monde universitaire et permis de fédérer un réseau d’une quarantaine de chercheurs et chercheuses en Europe, mais aussi aux USA, Canada, Brésil et Australie. À partir de 2012, le format d’organisation de ces rencontres s’est modifié en fonction de cette internationalisation et a débouché sur la création du réseau de recherche Social Imaginary and Creation, basé sur une organisation annuelle tournante entre les institutions partenaires (EHESS, IMEC, Universités de Columbia NYC, Flinders Australia, Klagenfurt, Ottawa, Paris 7-Diderot, USL-B et Uppsala). En 2017, ce réseau a organisé à l’EHESS un colloque d’hommage pour les 20 ans de la disparition de Castoriadis. Les actes ont été édités par l’université d’Uppsala et sont en open access ici.

Un collectif d’hommage est aussi à paraître en 2021 aux éditions du Seuil, regroupant les contributions de F. Brahami, V. Descombes, F. Giust-Desprairies, B. Karsenti,  S. Klimis, F. Lordon, P. Urfalino, etc.

 

Le droit peut-il être une chose progressive et innovante, peut-il accompagner les changements de société et prévoir la société de demain ?…

A l’occasion de la parution de l’ouvrage Le droit en transition, découvrez ici l’épisode de l’émission « Au Bout du Jour » diffusé sur la Première le 15 janvier 2021 et consacré au thème abordé par cet ouvrage (invité: Antoine Bailleux).

Paru chez Dalloz en octobre 2019

Découvrez la présentation du livre ici et un podcast d’une émission radio le concernant ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

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